BIO suivi de LA PETITE HISTO ART
BIOGRAPHISME
« Pour une personne qui n’est ni graphiste, ni artiste, la frontière entre les deux est parfois inexistante. Et pourtant vivre les deux relève du paradoxe, il m’aurait été beaucoup plus simple d’être coiffeur et artiste ! »
Un carré, un cercle et un triangle,
trois formes pour dessiner le monde…
David Duchenne aka « daviDuchenne » est graphiste et webdesigner.
Un regard construit, cadré, maîtrisé… Éduqué !
En arrière plan, un besoin plus diffus. Moins contrôlé. Pendant des années, il a cherché une nouvelle forme, une direction, un fil conducteur, avec cette sensation persistante : savoir sans parvenir à saisir.
Comme si quelque chose était déjà là, mais restait inaccessible.
Entre exigence graphique et nécessité de lâcher prise, le regard hésite, se tend, se raccroche insidieusement à ses enseignements classiques… Un équilibre imparfait, en pleine immersion quotidienne dans l’univers des marques, ou on fabrique le beau pour toujours séduire, observer l’autre penchant s’éloigner davantage chaque jours un peu plus. Heureusement rien n’est jamais figé, irréversible…
« C’est quand j’ai arrété de chercher que j’ai trouvé »
Naissance d'un concept
Plus de construction. plus de carré, ni rond, ni triangle.
Plus de volonté de produire.
S’aérer la tête et se laisser surprendre par quelques visions inattendues. Ce regard qui commence naturellement à prendre plaisir à s’arréter sur de petits rien, commence à créer instinctivement un schéma mental. C’est ce regard qui commence à s’éduquer de lui même, sur un terrain encore vierge. Non, plus de carrés, plus de ronds ou autre forme géométrique. Place à la non forme ! Enfin un terrain de jeu parfaitement libre. Laisser apparaître. Fragments, surfaces… des traces. Désormais, je garde la trace !
Des choses banales, souvent ignorées. Un geste simple, répété. Sans intention particulière. Peu à peu,
quelque chose s’est formé.
Sans être nommé, sans être décidé, une cohérence apparaît.
Un langage.
Et si tout n’était qu’un rêve…
Ce que vous voyez n’est pas ce que vous croyez.
Rien n’est transformé et pourtant, quelque chose bascule.
Ce regard qui commence naturellement à prendre plaisir à s’arréter sur de petits rien, commence à créer instinctivement un schéma mental. C’est ce regard qui commence à s’éduquer de lui même, sur un terrain encore vierge. Non, plus de carrés, plus de ronds ou autre forme géométrique. Place à la non forme ! Enfin un terrain de jeu parfaitement libre. Laisser apparaître. Fragments, surfaces… des traces. Désormais, je garde la trace !
Un détail suffit. Le regard glisse. Entre ce qui est là et ce qui est perçu, un écart, une tension ludique.
C’est dans cet espace que ces images existent.
Des visages, des figures, des paysages sans peinture.
Portraits cachés, beauté crachée.
Je garde la trace.
Couleurs écaillées, Béton désarmé.
Révéler le mystère, sublimer une présence étrangère… familière
Je garde la trace.
Surfaces texturées, quelques (dé)clics pour en révéler les secrets.
La main de l’homme façonne l’urbain, façonne le monde en vain.
Le temps et les intempéries finiront par tout redessiner.
Je garde la trace.